Les beaux jours sont enfin arrivés et la canicule s’installe. Si la chaleur provençale est appréciée par nos amis visiteurs, elle ne manque pas d’inquiéter au niveau des cultures et rend encore plus aiguë la gestion de l’eau tant sur le plan collectif qu’individuel. Soyons-y attentifs !

L’enquête publique relative à la mise en place d’un parc naturel régional du mont Ventoux est terminée. Chacun a pu, soit par un entretien avec le commissaire enquêteur complété par un écrit, soit par une contribution directe par voie électronique, donner son sentiment. Les commissaires-enquêteurs vont rendre leur avis, réponse leur sera faite.

A Bédoin hélas, les commissaires n’ont reçu qu’une dizaine de contributions alors qu’ils en ont eu 900 pour l’ensemble des communes. On aurait pu imaginer une participation active de la part d’une opposition qui, comme lors des élections municipales de 2014, fait du parc son seul enjeu, son seul projet ! Nous attendions des arguments, des motifs, des réflexions fondées, en fait, bien peu de choses ont été exprimées. Naturellement, les « anti-parc » se gardent bien d’exprimer à haute voix les arguments pitoyables propagés à dessein et qui se murmurent encore ici et là par des habitants instrumentalisés. Ils savent bien que ces arguments sont mensongers ! « On ne pourra plus chasser », « on n’aura plus de courses automobiles », « le tour de France ne passera plus », « on ne pourra plus aller aux champignons », « l’accès au Ventoux sera payant, interdit aux motos » etc.

Décidément, le Ventoux vaut mieux que cela ! La charte qui régit l’organisation et le fonctionnement du parc, qui définit ses missions a fait, elle, l’objet d’une intense participation citoyenne avec plus de 500 réunions qui ont alimenté un véritable débat démocratique. L’implication des habitants et des élus a permis de faire bouger les lignes tant sur le contenu des missions que sur l’organisation, le budget et la gouvernance du parc.

Fallait-il encore se donner la peine de participer aux débats : la majorité municipale l’a fait ! Les élus des communes voisines opposés initialement au parc l’ont fait. Chacun désormais y voit son intérêt et plébiscite la constitution du parc régional du mont Ventoux. C’est ainsi que les 9 communes du cœur de massif vont peser plus que les 30 autres. Au contraire, les intercommunalités sont ramenées à une plus simple représentation. Un budget prévisionnel a été fixé entraînant un coût par habitant inférieur à ce qu’il était lors de la gestion par le SMAEMV. Le parc ne coûtera pas plus cher et ne constituera pas une strate administrative de plus.

Le SMAEMV va disparaître au profit du syndicat mixte de gestion du PNR. La mutualisation va permettre à ce dernier d’attirer les subventions d’investissement en provenance de l’Europe et de l’Etat.

D’ores et déjà, la Région et le Département s’engagent fortement pour le Ventoux, notamment à propos du devenir de nos stations de ski Sud et Nord, du réaménagement du sommet, de la réhabilitation du chalet Manin, etc. Comment financerions-nous la mise aux normes des remonte-pentes, le remplacement de la dameuse ? La commune est incapable d’y faire face ! Nous ne pouvons plus rester seuls pour protéger cette montagne emblématique. Alors, que penser d’un référendum réclamé par l’opposition municipale ? La position du Conseil Régional est sans équivoque. La région Sud PACA et son président, Renaud MUSELIER souhaitent mettre en place le parc du Ventoux par adhésion de tous les Conseils municipaux des communes du périmètre. Le Conseil départemental et son président, Maurice CHABERT sont sur la même ligne. 38 communes du périmètre (ce n’est qu’une question de temps pour la 39ème !) sont également partantes.

Cet engagement unanime permet d’envisager une Maison du Parc financée par la Région et qui sera vraisemblablement installée au Moustier, à Bédoin avec une vingtaine d’emplois permanents sur la commune. Avec un environnement qui a totalement été modifié par l’engagement de la Région Sud PACA, comment imaginer que la commune de Bédoin se singularise et s’isole en organisant un référendum ? Cela pouvait se justifier il y a 6 ou 7 ans alors que le parc était loin de faire l’unanimité. C’est désormais dépassé. Nous devons nous adapter à ce nouvel environnement. Il n’y aura donc pas de référendum à Bédoin.

Après une nouvelle consultation du Conseil National de Protection de la Nature, la majorité municipale, forte de votre confiance, va le soutenir. Au village, les travaux d’aménagement continuent par ailleurs : la route du Ventoux sera réhabilitée provisoirement cet été avant reprise des travaux en septembre. De nouveaux parkings sont mis à disposition route de Malaucène, chemin de la Montagne (parking des Lavandes) et le nouveau parking public situé devant la résidence Saint-Marcellin (parking des Cerisiers), vont compléter les capacités d’accueil de notre village.

Nous vous souhaitons un bel été.

LUC REYNARD, MAIRE DE BÉDOIN ET LE CONSEIL MUNICIPAL